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(LE POINT DE VUE : SITARA)
— Il y a quelque chose qui ne va pas madame ? As-tu besoin de meilleures options ? Si c’est le cas, je peux m’en occuper.
— Non, je viens juste de recevoir un appel… Mon mari a déjà attribué le poste que je voulais pour toi. Je suis vraiment désolée.
— Cette sorcière a encore fait son travail cette fois. Pourquoi ne meurt-elle pas pour me laisser vivre en paix ?
— Sitara, je peux te recommander à un autre client si cela te convient.
— Ne te fatigue pas trop… Tu risques de recevoir un appel pour t’empêcher de m’offrir ce travail. Je vais y aller.
Sitara sort de l’hôtel et s’assoit dans sa voiture. Elle pose sa tête contre le volant tandis que les larmes coulent sur ses joues.
Sumanth entre dans la salle de réunion et s’assoit derrière Avinash qui est occupé par ses discussions. À la fin de la réunion, ils montent dans la voiture et Sumanth lui tend une bouteille d’eau.
— Tu n’as toujours pas fait le rapport sur le travail que je t’ai donné.
— C’est fait, monsieur. Elle est venue ici chercher un emploi avec ses idées de projet et la dame qu’elle a rencontrée était impressionnée. Elle lui a confirmé le poste, mais je l’ai appelée et je lui ai rappelé que nous détenons 20 % des parts de son entreprise et qu’elle devait se rétracter, ce qu’elle a fait.
— Bien, elle le mérite pour avoir voulu jouer avec moi. La prochaine fois qu’elle ose me défier, assure-toi qu’elle ne vive plus dans cette ville.
— Oui, monsieur…
Le soir
Avinash sort de sa chambre et Sumanth avale difficilement sa salive en le voyant habillé en chauffeur.
— Monsieur, pourquoi êtes-vous vêtu comme un chauffeur ? Si vous avez un travail à faire, laissez-moi m’en occuper.
— Je dois le faire moi-même. Maintenant prépare-toi, allons rencontrer la femme que Monsieur Vamsi a choisie pour moi. Je vais révéler sa vraie nature avant même qu’ils ne commencent à parler de ma vie.
Avinash prend le volant et Sumanth s’assoit à côté. Ils arrivent chez Sitara et Avinash met un masque avant de descendre, tenant quelques boîtes de bijoux dans ses mains.
— Reste ici, Sumanth.
— Quelqu’un est prêt à être détruit… mais je ne sais pas qui.
Sumanth secoue la tête et Avinash entre dans la maison. Geetha et Arun sont en pleine discussion quand il les interrompt.
— Qui es-tu ?
— Madame, je suis le chauffeur de Monsieur Avinash. Mon patron m’a demandé d’apporter ces cadeaux à la fille de cette maison avec qui son mariage est proposé.
— Très bien. Laisse-les ici et nous remercierons ton patron plus tard.
— Je suis désolé madame, mais j’ai reçu des ordres stricts : je dois remettre ces cadeaux directement à la demoiselle.
— Quelle personne sensée…
Elle demande à une servante d’aller chercher Mini, qui est dans sa chambre avec ses amies. Dès que Mini arrive, Geetha et Arun se retirent.
Avinash pose les boîtes de bijoux sur la table basse et observe Mini. Elle porte un débardeur qui descend jusqu’à ses cuisses. Il a envie de vomir en voyant la tonne de maquillage sur son visage.
Mini ouvre les boîtes et sourit devant les bijoux. Elle se lève, prend de l’argent dans son sac et le tend à Avinash.
— Prends cet argent. Je te donnerai plus tard davantage, mais je veux des informations sur ton patron.
— Qu’est-ce que tu veux savoir à son sujet ? Dans deux heures il sera ici, tu pourras lui poser toi-même tes questions, mademoiselle.
— Tu es son chauffeur, tu dois bien le connaître. Alors dis-moi, est-il vraiment homosexuel ? Les rumeurs disent qu’il aime les hommes et non les femmes. Est-ce vrai ?
Avinash serre les poings, les dents crispées en entendant ses paroles, tandis que les amies de Mini éclatent de rire.
— Qu’importe s’il aime les hommes ou les femmes ?
— Je veux être préparée en conséquence. Alors, dis-moi, chauffeur, est-il gay ?
Avinash est sur le point d’arracher son masque et de lui donner une bonne leçon quand il entend un rire derrière lui. En se retournant, il découvre Sitara qui avance tranquillement et pousse Mini sur le canapé.
— Une traînée comme toi pense forcément qu’un homme est gay simplement parce qu’il n’a jamais couché avec une fille. Tu crois que tout le monde est comme toi, petit rongeur ?
— Surveille tes mots Sitara, sinon ma mère se chargera de t’écraser la figure.
— Je n’ai besoin de personne pour te démolir, salope. N’as-tu pas honte de poser une question pareille à propos d’un homme que tu n’as même pas encore rencontré ? J’ai pitié de ce saint homme qui deviendra ton bouc émissaire. Au fait, où est ton gigolo habituel ? Il traîne toujours avec toi, ou tu en as changé ? Mais non… toi, tu ne changes pas ton amant avant trois mois. Attends… est-ce que maintenant c’est avec l’un de ces chipmunks que tu sors ?
— Mini, elle nous insulte et tu ne fais rien pour la calmer.
— Elle est juste jalouse parce que je vais épouser un milliardaire. Qu’elle brûle de rage en me regardant !
Sitara s’apprête à répondre mais un homme sort de la chambre de Mini et vient s’asseoir à côté d’elle.
— Voilà ton gigolo… et tu crois que je suis jalouse de ta vie ? L’argent que tu claques sur ces traînées est à moi ! Et laisse-moi te rappeler que même ta robe vulgaire ne t’appartient pas.
— Tu crois que tu vas t’en tirer après m’avoir humiliée ainsi ? Tu paieras pour chaque mot que tu viens de prononcer.
Sitara se tourne vers Avinash et lui adresse un sourire.
— Sois loyal envers ton patron et dis-lui qu’une chienne l’attend.
