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05

Part 6

C’est Hans qui m’a dit d’aller manger là bas. Elle est souriante et en plus elle se débrouille bien question cuisine. Son jazz (haricot) est sublime.*, toujours selon Hans. Et après vérification c’est totalement vrai. Donc dès que j’ai fini j’y suis allé. Je l’avais effrayé, mais elle m’avait étonné. Je m’attendais à voir une maman et non une jeune fille. Je m’étais assis sans pensé à mal et en essayant de me fondre dans le décor mais je lui avais fait peur. J’étais habitué. Je faisais tout le temps plus ou moins peur aux gens. Surtout les femmes. Mais elle j’entendais presque ses dents claquées. Pauvre petite. Mais bon elle cuisine bien, raison pour laquelle j’y suis allé hier et que en ce moment je me dirige vers Siantou Mvog-Mbi. Tant pis si elle prend encore peur, moi j’ai faim. Ce n’est pas facile de faire ce que je fais. Quand elle me voit soit elle se met à parler à tord et à travers soit elle monte le volume de la radio. La radio non mais sa voix ne me dérange pas. J’aime bien l’entendre parler. 9a me va même très bien. Ca meuble le silence qu’il y a dans ma tête.

J’arrive et comme d’habitude je m’installe silencieusement. Elle est encore en train de lire. Pas de radio à l’horizon. Parfait. J’aime bien la trouver toute seule comme ça, je n’aime pas trop la foule, les gens autour de moi.

-Moi : Bonjour

Encore une fois elle sursaute en poussant un cri de frayeur. Quelque part dans ma tête j’entends quelqu’un rire. Effrayer cette jeune fille va devenir mon loisir favori.

-B.bonjour. Qu’est ce que je vous sers ?

-Moi : Il te reste quoi ?

Je me penche pour regarder et comme d’habitude je prends tout.

-Avec du lait ?

-Moi : Oui

Je n’aime pas garder les mêmes habitudes et être prévisible, mais bon j’aime bien le lait.

Elle me sert et reste au garde à vous devant moi. Toute droite les bras le long du corps et regardant droit devant elle.

-Moi : tu peux t’assoir.

Elle m’obéit immédiatement. Je me demande ce qui peut ben lui passer par la tête.

Je mange pendant quelques minutes puis je pense à une chose :

-Moi : Comment tu t’appelles ?

Elle me jette un coup d’œil puis détourne les yeux et serre les lèvres.

Lol. Courageuse la petite. Elle a peur mais essaie de résister. Mais bon...

-Moi : Je n’aime pas me répéter

-Qu’est ce que vous voulez ? Allez manger ailleurs !

Elle dit ça en se rapprochant du couteau de cuisine posé là. Je la regarde ainsi que le couteau pour bien lui montrer que je vois ce qu’elle veut faire.

-Moi : Je veux que tu me dises comment tu t’appelles.

-Ce n’est pas important. De toutes les façons si vous revenez je ne vous sers pas.

J’aimerais bien voir ça. La petite résiste mais je ne partirais pas d’ici sans connaitre son prénom.

Je lui fais croire que l’affaire est close. Je finis de manger et je bois mon lait. Elle commence à ranger. Je la soupçonne de ranger 2 fois plus vite que d’habitude parce que je suis là. Elle me tourne le dos et j’en profite pour passer par-dessus le comptoir. Au bruit de mes pieds touchant le sol, elle se retourne et lâche tout ce qu’elle avait en main. Les fourchettes et cuillères tombent dans un bruit cristallin.

Elle recule précipitamment mais ne peux aller bien loin. Elle prend toute sa caisse qu’elle me tend en fermant les yeux.

Là je crois que j’ai fait fort.

-Tenez tenez c’est tout ce que j’ai travaillé aujourd’hui.

Massa ! Je ne savais pas que ça rapportait autant un tourne-dos. Encore qu’il faut voir les dépenses que ça engendre.

Elle ouvre finalement les yeux la caisse toujours entre nous. J’y mets les 1500 habituels et je la regarde.

-Moi : Je t’ai posé une question.

-Ki..Ki..Ki.

J’ai posé la main sur son bras pour essayé de la calmer.

-Moi : N’ai pas peur. Respire.

Elle se calme et fait ce que je lui demande.

-N’ai pas peur ? Facile à dire. Je m’appelle Kiara ! Et toi ?

Il y a un mot dans le dictionnaire pour les filles comme Kiara. Effrontées. Alors qu’elle tremble sous ma main que je n’ai pas ôtée de son bras, elle se permet de me demander comment je m’appelle ?

C’est avec réticence que je la lâche. Je prends la caisse la remets d’où elle vient et je ressaute par dessus le comptoir.

- Moi : A demain.

Demain je n’ai pas besoin de venir ici puisque je ne travaille pas. Mais je viendrais quand même voir Kiara. Elle m’intéresse j’avoue. Et quand elle aura moins peur de moi on pourra passer aux choses sérieuses

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Je reste figée à l’endroit où il m’a laissée. Qu’est ce qui vient de se passer exactement ? Quelqu’un peut m’expliquer ?

Quand il m’a touché, je me suis senti bizarre. Bizarre je ne saurais expliqué comment. Dans mon corps la peur se disputait à..à...à quelque chose d’autre. C’était quoi ? Parce que finalement la peur à pris le dessus, mais pendant un instant j’ai ressenti autre chose.

« Quelqu’un peut me aide ici au carrefour ? » Comme disait un comique qui faisait semblant de mal parler le français.

Ce braqueur là il me fait peur non? C'est quoi alors le quelque chose que j'ai ressenti? Heinnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn?

Commentez et likez si vous voulez, et si vous ne voulez pas...beh allez au champ!

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