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Les conseils de Julis

Quelques jours plus tard.

#FLORENT

L’affaire de mariage, on ne se précipite pas, pourtant König est en train de me pousser. Pour le moment, je n’ai même pas encore une petite amie jusqu’à parler de fiancée. Mon plus grand souhait dans cette ville, c’est de gagner ma vie. Oui, rien que ça ! Pour ne pas me sentir tout seul, j’ai voulu faire venir ce petit, pourtant ce n’était pas le cas. König était très malin plus que nous tous. Dans tous les cas, il a raison, tout ce qu’il avait dit. La balle est dans mon camp, donc je dois faire quelque chose.

Je suis de retour une soirée en étant un peu fatiguée, et comme je ne peux plus préparer, je suis sorti pour aller chercher quelque chose à manger. Vraiment, König avait parfaitement raison, lorsqu’il me demandait de me marier. Si c’était que j’ai une femme, j’allais juste me doucher cette soirée et manger avec elle sans souci. Mais, voilà, je suis sensé me débrouiller tout seul.

_ Madame, ça c’est combien ?

_ C’est aujourd’hui, tu ne connais plus le prix de cette viande ?

_ Excuse-moi madame !

_ En plus, il faut savoir que je suis une mademoiselle.

Mademoiselle avec ces gros seins là ? Hum vraiment, on aura tout vu dans cette ville. Oh seigneur, tes enfants souffrent beaucoup sur cette planète ! Elle m’a enfin servi et après avoir dîné dans son restaurant, je suis rentré chez moi.

Je suis arrivé chez moi avant de me rendre compte que j’avais laissé mon téléphone à la maison. Mon grand frère aussi m’avait appelé jusqu’à fatiguer. Sans plus tarder, j’ai composé son numéro pour l’appeler.

_ Allô Florent, je t’ai appelé à plusieurs reprises, mais sans réponse !

_ Désolé, j’étais sorti pour chercher quelque chose à manger.

_ Hum, on dirait que notre enfant avait raison hein.

_ Haha, j’imagine le jour où on va encore se voir. J’aime bien ces questions.

_ König, c’est un génie.

J’aimerais discuter avec lui aussi cette soirée, mais son père me dit qu’il n’est pas avec lui. Sûrement, elle est avec sa maman, donc je compte appeler Jennifer après notre conversation.

_ Bon, grand frère, il faut que je te laisse.

_ Bonne soirée à toi !

_ Merci beaucoup ! Je vous aime.

Je suis très heureux de l’avoir comme un grand frère. Après la mort de nos parents, Michel m’a pris comme son enfant et m’a fait beaucoup de choses avant que je ne quitte le village pour venir m’installer en ville. Mon plus grand souhait, c’est de réussir ma vie afin de l’aider et toute sa famille. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle, j’avais voulu amener König.

Je suis en train d’appeler Jennifer, mais elle ne répond pas. Vraiment, les femmes battantes, leur souci, c’est le travail. Elles n’ont pas le temps pour s’amuser.

_ Allô !

_ Oui ma chérie !

_ Qui est ta chérie ? Tu ne reconnais plus ma voix ? D’ailleurs, qui es-tu ?

J’ai tellement éclaté de rire au téléphone cette soirée. Comment se fait-il que c’est König qui a décroché l’appel ? Hahaha, ce petit va me tuer un beau jour.

_ D’accord König, je m’excuse. On dirait que ta voix ressemble à celle de ta mère au téléphone.

_ Bonsoir tonton !

_ Comment te portes-tu pour moi ?

_ Ça va bien. S’il te plaît, est-ce que je peux dire un petit bonsoir à ta femme ? Je veux aussi écouter sa voix.

Ce petit me taquine ou quoi ? On lui avait bel et bien dit que je ne me suis pas encore marié non !

_ König, c’était juste un plan entre ton père et moi. Je n’ai pas encore de femme.

_ Un plan ? Donc, vous pensez que vous pouviez me tromper facilement ? Attends, je vais remettre le téléphone à maman.

Jennifer a pris le téléphone et après avoir échangé quelques mots avec elle, j’ai enfin raccroché l’appel. Oh vraiment, j’ai passé une soirée très inoubliable avec ma famille. Même si nous ne sommes pas ensemble, grâce à la technologie, on se sent être proche de nous.

Le lendemain matin.

#GÉDÉON

Machou, mon unique amour ! Je ne permettrai jamais à un bâtard de l’embêter. Si par malheur, un idiot a une affaire avec ma fille, là c’est la police qui va régler cette affaire à notre place. Ah oui, l’argent est là, donc on ne peut plus avoir peur de qui que ce soit.

Un après-midi, je suis allé chercher ma fille dans leur école afin qu’on puisse rentrer ensemble.

_ Papa, j’ai quelque chose à te dire.

_ Est-ce que tu m’as déjà salué ?

_ Ah ! Je suis désolée. Je t’aime papa.

_ Je t’aime aussi.

_ Bonsoir papa ! Aujourd’hui, j’ai bien travaillé à l’école.

_ Félicitations !

_ Notre maître voulait me faire un cadeau, mais j’ai refusé.

_ Pourquoi ?

_ Parce qu’il est pauvre.

Devons-nous revoir ce côté du comportement de notre fille ou quoi ? Moi personnellement, je vois qu’elle exagère trop hein. Que ce soit un pauvre ou pas, elle ne doit jamais refuser son cadeau. Sûrement, ce collègue est fier d’elle et c’est la raison pour laquelle il a voulu lui offrir un cadeau.

_ Prochainement, il ne faudra plus refuser son cadeau.

_ Mais papa, pourquoi ? C’était toi-même qui m’avais dit de jamais collaborer avec les enfants pauvres non ?

_ Bien-sûr, mais il faut savoir que ton maître n’est pas un enfant.

_ Je m’en fiche. J’ai déjà pris ma décision.

Dans tous les cas, je ne peux rien faire encore. On continue toujours la discussion et quelques minutes plus tard, Machou m’a dit :

_ Papa, pourquoi toi tu parles en conduisant ?

_ Comment ça ? Je ne te comprends pas vraiment.

_ Maman m’avait dit qu’il n’est pas bon de parler en étant au volant.

_ Ah oui, Mirabelle a raison. C’est vrai ce qu’elle t’avait dit.

_ Pourquoi tu fais toujours le contraire ?

Les enfants, oh vraiment ! Ils sont toujours curieux. Je ne réponds plus à ma fille jusqu’à arriver à la maison. Chacun s’est rendu dans sa chambre pour se déshabiller et dans un instant, Mirabelle est venue me rejoindre.

_ Bonne arrivée chéri ! Comment le travail a été ?

_ Comme d’habitude ! Et de ton côté ?

_ Ce matin, je me suis faite emporter par l’odeur d’un joli mec.

_ Quoi !

Au moment où, moi j’ai crié très fort, ma femme se met à rigoler. Les femmes sont très bizarres hein. À cause d’elles, nous les hommes, on meurt très jeune.

_ Monsieur, tu as quoi ? Tu es jaloux ?

_ Comment peux-tu oser me dire que l’odeur d’un mec t’a emporté ? Ne sais-tu pas que c’est de l’infidélité ?

_ Mais, tu veux que je dise quoi ?

_ Hum !

_ Bon, c’était juste pour te taquiner. Le mec en question, c’est toi.

Et enfin, j’ai un peu souri. Je me demande si j’avais fait une crise cardiaque ? Honnêtement, les femmes sont capables de tout.

Un an plus tard.

#KÖNIG

Je me sens très bien en étudiant, mais j’ai un sérieux problème avec mes camarades. Bon nombre d’entre eux ne font que me traiter d’un pauvre. Je me demande chaque jour, pourquoi ils font cela ? Parfois, je n’ai plus envie de me rendre à l’école, mais ce n’est pas ça qui est la solution.

Un matin, je suis venu à l’école très tôt, pour ma première fois. Ah oui, moi je n’ai pas l’habitude de me rendre à l’école très vite. Malgré que le directeur d’école soit mon meilleur ami, mais je m’en fous de ça. Lui-même me connaît très bien et sait également de quoi je suis capable, donc il ne me dérange pas sur ce sujet. Monsieur Julis est dans son bureau et je me suis rendu chez lui.

_ König, pourquoi tu es devenu rare ces deux jours ?

_ Je suis désolé monsieur. J’ai juste un petit problème.

_ Hum, c’est quoi le souci ?

_ Monsieur le directeur, j’aimerais savoir quelle différence existe entre mes camarades et moi ?

Ma question lui semble bizarre et étrange, pourtant c’est une question très importante pour moi-même. Je ne fais que le regarder droit dans les yeux et quelques minutes plus tard, il m’a dit :

_ König, je sais que tu es très intelligent et tu peux répondre cette question toi-même, mais lorsque tu me l’as posée, j’ai vraiment su que quelque chose ne va pas bien.

_ Je suis impatient d’avoir la réponse.

_ Il n’y a aucune différence entre vous.

_ Et pourquoi, eux tous me traitent d’un enfant pauvre ? Pour ces deux jours, ça m’a tellement touché d’une manière que je me sens très triste à l’intérieur de moi.

_ J’ai quelques conseils à te donner.

Vu que j’aime bien les conseils des personnes âgées, je suis très attentif afin de bien capter ses conseils. Monsieur Julis m’a beaucoup encouragé avec quelques conseils qui sont vraiment utiles et pour finir, il m’a dit :

_ Mon enfant, ne te décourages jamais à cause de la moquerie de tes camarades ! Il faut plutôt que leur moquerie te soit une force qui te permettra de réussir ta vie. Aujourd’hui, c’est toi qu’ils considèrent comme le plus pauvre, mais demain, Dieu peut t’élever. Il faut juste croire en toi.

_ Merci infiniment pour les conseils !

Je suis sorti du bureau de notre directeur avec un beau sourire. Il est temps que je supporte tout.

À suivre….

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