Florent et Françoise au village
Deux semaines plus tard.
#MACHOU
Waouh, je n’ai jamais imaginé dans ma vie que le collège allait être doux de cette manière. J’aime presque tous mes camarades et les enseignants, sauf le professeur de sport. C’est lui, le plus pauvre, pourtant il se croit une star avec son sale métier. Si moi, j’étais à sa place, j’allais plutôt apprendre un métier que de traîner dans cette école.
Un jeudi soir, comme d’habitude, je n’ai pas envie de me rendre à l’école à cause du sport. Ce monsieur m’énerve trop, sur ce je n’aime pas le voir ou être avec lui.
Je suis en train d’écouter la musique avec mon iphone et mon père a fait son entrée. Sûrement, il va me poser des questions sur le programme de cette soirée.
_ Tu ne vas plus y aller ? Je t’attendais depuis, mais tu ne sors pas de la chambre, qu’est-ce qu’il se passe ?
_ Rien du tout ! Honnêtement, je n’ai pas envie d’y aller, mais…!
_ Je ne veux pas entendre ça. Vas te doucher vite pour qu’on puisse partir !
Mon père est mon meilleur complice, mais, des fois lui aussi me tourne le dos. Il a fini de parler et au même moment, il est sorti de ma chambre. Je n’ai pas d’autre choix que de me rendre dans la salle de bain.
Je suis avec mon père dans sa voiture et comme d’habitude, lui et moi discutons bien. Si c’était ma mère, elle allait commencer à me raconter ses histoires bizarres là. Honnêtement, j’étais très peureuse le jour où elle m’a parlé de l’accident.
_ Si vous avez fini le sport, tu m’appelles.
_ D’accord, mon petit !
_ Imbécile ! Sors de ma voiture !
_ Tu me chasses ou quoi ?
Je suis une fille, mais je me sens beaucoup mieux avec mon père que ma mère. Parfois, on dirait qu’il est mon égard ou nous sommes jumeaux.
_ Bisous bisous chérie !
_ Au revoir !
Il est parti et moi aussi j’ai fait mon entrée dans notre école. Malheureusement pour moi, je suis arrivée un peu en retard. J’imagine comment ce pauvre professeur va me parler.
_ Hé toi, viens par ici !
_ Bonsoir monsieur !
_ Pourquoi tu es en retard ?
_ En venant, la voiture de mon père a eu une panne.
_ Donc ?
_ Mais, qu’est-ce que vous n’avez pas compris dans tout ce que j’ai raconté ?
_ Est-ce que tu sais même que je suis ton professeur ?
_ Je m’en fous de votre personnalité. Est-ce que vous aussi, vous savez que mon père est un proviseur du lycée ?
Ce pauvre professeur s’est mis en colère et a voulu me taper. Ce monsieur aussi exagère vraiment hein. En tout cas, moi aussi je suis là pour voir la fin de ce qu’il a commencé.
Quelques minutes après, il m’a demandé de me mettre à genoux. C’est quel genre de pagailles encore ? Moi, Machou, la plus belle des belles, me mettre à genoux ? On dirait qu’il rêve cet après-midi.
_ Monsieur, je ne peux pas. Je suis navrée de votre demande.
_ Tu vas te mettre à genoux ou je te punis sévèrement ?
_ C’est à vous de voir. Sinon, moi, ma décision a été déjà prise.
_ Je ne vais plus te voir parmi tes camarades. Est-ce que tu m’as compris ? Tu te prends pour qui même ? Nous aussi, on a des sœurs plus belles que vous à la maison hein. Ne pensez pas que nous qui sommes vos professeurs, nous sommes dans vauriens ! C’est quel embêtement ça !
Oh mon Dieu, je suis hyper contente de voir ce pauvre professeur en colère. On dirait que je dépasse une sorcière même. Waouh, le goût de ça ! Des fois, moi-même je ne me comprends plus hein. Puisque je me sens très bien en voyant mon prochain dans une situation pénible. Je ne sais pas vraiment pourquoi je suis comme ça, mais ça me plaît bien.
Vu qu’il m’a chassé, j’ai immédiatement appelé mon père afin qu’il vienne me chercher.
_ Quoi encore ? Tu ne fais plus le sport ?
_ Tu dois venir me chercher tout de suite.
_ Y a-t-il un souci ?
_ Viens seulement !
_ Hum ok, je serai là bientôt !
Je me suis assise sur un reposoir en attendant l’arrivée de mon père. Plus de dix minutes après, il ne vient pas, pourtant moi je suis très inquiète. J’ai pris mon téléphone pour lui envoyer un envoyé et au même moment, une voix me dit par derrière :
_ Je suis déjà là chérie.
_ Oh papa, tu m’as fait peur.
_ Pourquoi tu ne fais pas le sport avec tes camarades ?
J’ai tout raconté à mon père et à ma plus grande surprise, il m’a dit que j’ai eu tort. Le pire, mon propre papa m’a demandé d’aller m’excuser auprès de ce pauvre professeur. Je ne compte jamais faire une telle chose dans ma vie, mais hélas ! La décision de mon père reste toujours inchangeable.
Quelques jours après.
#FLORENT
Comme de la pagaille, Françoise est en train de voler mon cœur petit à petit. Ça devient très compliqué jusqu’à ce que je n’arrive plus à passer une journée sans la voir. Soit elle doit venir chez moi, soit je vais chez elle.
Encore une soirée, je suis de retour en étant très fatigué. Je ne peux pas préparer, ni me rendre chez ma future fiancée. Malgré tout, j’ai eu faim aussi.
Je suis en train de somnoler et quelques minutes après, j’ai reçu un message. À cause de la fatigue, je n’ai même pas eu le courage de voir celui qui m’a envoyé le message. À peine cinq minutes, mon téléphone se met à sonner.
_ Oui chérie !
_ On dirait que tu n’as pas vu mon message.
_ Je t’assure que je suis très fatigué.
_ Ah, je vois. Est-ce que tu as au moins déjà mangé ?
_ Même pas !
_ D’accord !
Du coup, elle a raccroché l’appel. Sûrement, elle va m’apporter quelque chose à manger. C’est vraiment une chance pour moi d’être en relation avec cette fille. Même si je n’ai pas d’argent, je ne manque jamais de nourritures.
Vu que la fatigue m’a totalement pris, je somnole toujours jusqu’à l’arrivée de Françoise.
_ S’il te plaît, lève-toi !
_ D’accord !
_ Je t’ai apporté ton plat préféré.
_ Merci pour tout ce que tu me fais !
_ Je te le fais par l’amour. Chéri, quand est-ce qu’on ira au village afin que je puisse faire la connaissance de ton frère ?
_ On ira au moment opportun.
_ En tout cas, je n’ai rien à dire.
Françoise s’est assise à côté de moi et on se met à déguster sa nourriture ensemble.
Un an après.
#KÖNIG
Grâce à mon meilleur ami, monsieur Julis et mon père, j’ai pu supporter toutes les injures de mes camarades en continuant les études. Je suis arrivé en classe de cinquième et par chance, je ne rencontre plus ce genre de problèmes.
Un samedi matin, comme d’habitude, on reste à la maison. Samedi et dimanche sont nos jours de repos. Ce matin, je suis très ému, car tonton Florent va rentrer avec sa femme. Ça fait vraiment des années qu’on me parlait de cette femme, mais je n’ai jamais vu son visage. Cette fois-ci, j’ai tellement hâte de découvrir son vrai visage.
_ König, ton oncle vient de me dire qu’ils sont proches de nous, donc il faut bien nettoyer les tables.
Chez nous au village ici, on prend soin de certaines choses, uniquement si on va recevoir des invités spéciaux. Hum, c’est vraiment triste à la fois, mais aussi pas grave, car la vie est toujours différente partout.
Quelques minutes après, j’ai entendu le bruit d’une moto. Je rêve ou quoi ? Donc, quelqu’un aussi dans ma famille a une moto ? Waouh, quelle immense joie pour nous ! Mon père n’a pas pu l’acheter, mais une fois que son petit frère l’a fait, je suis très content de lui.
_ Soyez les bienvenus ! Tata, vous êtes tellement mignonne hein. Est-ce que mon oncle vous l’avez une fois dit cela ?
_ Eh oui ! Il me le dit chaque jour.
_ Votre manière de me répondre, prouve que vous n’êtes pas honnête, mais on laisse ce sujet à côté. On a des choses sérieuses à dire.
_ J’espère que tu es prêt à nous accompagner cette fois-ci, me demande mon oncle.
Malheureusement pour lui, mon programme a changé. Je dois bouger dans ce village, seulement si j’ai obtenu mon BEPC. Telle est ma décision finale.
_ Encore une fois, soyez les bienvenus ! Tata, vous aimez quoi, le plus ?
_ Moi, j’aime tout hein.
_ Vous aimez tout comment ? Il faut être précise.
_ Bon König, j’aime beaucoup ta façon de poser des questions aux gens. Bref, je t’aime le plus.
_ Tata, la fois passée, la jalousie a tué quelqu’un dans ce village, donc je vous demande pardon. Je ne veux pas que mon oncle aussi meure de jalousie. Il est encore très jeune et important pour nous.
Du coup, tout le monde a éclaté de rire ce matin. Quant à moi, je réfléchis sur quelques questions que j’aimerais poser à mon oncle et sa femme.
À suivre….
