Bibliothèque
Français
Chapitres
Paramètres

Chapitre 3

J'ouvre lentement les yeux et je vis Mamie à côté de moi. Je voulais me redresser mais une douleur atroce me fit crier de douleur et m'oblige à rester allongée.

__Ma petite chérie, comment te sens-tu ?,me demande t'elle toute inquiète.

J'aurais voulu que ce soit elle ma véritable mère. Elle prend tellement soin de moi et se met dans tous ses états lorsque quelque chose de mal m'arrive.

__J'ai... très mal au...ventre, j'articule péniblement.

Elle s'accapare d'un verre et me sert quelque chose de couleur verte à l'intérieur et m'invite à le boire.

__Qu'est-ce que s'est ?,je demande curieuse.

__Une portion de plante qui calmera ta douleur. Ouvre ta bouche, je te ferai boire moi même.

Je ne me fis pas prier et j'ouvre ma bouche. Dès que je prends la première gorgée, j'eus l'envie de vomir.

__Santa María ! C'est vraiment dégueulasse.

__Fais un effort, chérie. Tu te sentiras mieux juste après.

Je ne voulais pas mais j'avais trop mal pour faire ma capricieuse aujourd'hui. Après avoir terminé de boire le verre, elle sortit m'informant qu'elle allait m'apporter quelque chose à manger. Je n'avais vraiment pas faim mais même si je le lui disait, elle ne m'aurait pas écourter et n'aurait fait qu'à sa tête. Mieux je garde ma salive. Je la laisse donc faire. La scène de tout à l'heure commence par défiler dans ma tête comme si je suivais un film. Je n'arrive pas à croire que Charbel a pu avoir le courage de lever la main sur moi. Ce que j'avais lu dans ses yeux, jamais je ne l'avais vu auparavant. Il était comme un lion déchaîné près à dévorer totalement sa proie jusqu'à ses os. Pour moi c'était un homme doux et aimant. Je n'aurais jamais pensé qu'il aurait osé lever la main sur une femme pour la battre. Jamais je ne l'avais vu aussi en colère et à force d'y penser,cela me fait flipper. Comment pourrais-je savoir qu'il était un homme si violent ? Était-il ainsi ou c'est le simple fait que ma sœur fasse une fausse couche qui l'a mis dans cet état ?

__Alexia,je t'appelle depuis un moment là, cria Mamie.

__Oh ! Je ne savais pas que tu étais déjà revenue. Je ne t'ai pas... entendu cogné.

__Tu te fais du mal ma petite fille. Cesse d'y penser.

__C'est plus fort que moi. Je ne pouvais pas m'imaginer au grand jamais qu'il pouvait me faire une telle chose et nos parents n'ont même pas lever le petit doigt pour me défendre. Ils n'ont même pas trouvé un inconvénient à ce qu'il épouse ma sœur comme si c'était normal et que moi je n'avais pas de sentiment. Comment peuvent-ils être aussi méchant ?

__Je ne sais même pas quoi te dire pour te réconforter. Je comprends ta douleur mais nous ne pouvons rien faire pour s'en sortir.

__Tu étais où ce matin ? Tu étais au courant de la planification de leur mariage ?

__J'ignorais tout de leur manigance. Tout ce que je savais c'était leur relation depuis quelques mois. Je n'aurais jamais pu imaginer que cela pouvait aller jusqu'à ce point.

__Tu peux me laisser seule,s'il te plaît ?

__Alex....

__S'il te plaît,insistai-je.

Elle me comprit et me laissa seule. Je ne pouvais pas m'empêcher de pleurer encore et encore. Comment puis-je supporter une douleur pareille ? Ils m'ont déçu et je ne sais pas si j'arriverai en m'en remettre. Pourquoi je l'aime autant ? Pourquoi ce putain d'amour ne peut-il pas simplement disparaitre ? Je m'endors sans vraiment savoir à quel moment. Je me réveille avec un énorme mal de tête. Je jette un coup d'œil à l'horloge et il j'avais près de trente minutes de retard. Je sors du lit dans une vitesse éclaire pour me rendre sous la douche. Je me dépêche assez vite et porte le premier truc qui me tombe sous les yeux. Dès que je descends des escaliers pour traverser la salle à manger,je vis la parfaite famille attablée. Je retourne sur mes pas sans rien leur dire. Je ne suis pas de nature rancunière mais les choses ne peuvent plus être comme avant. Ils m'ont trahis de la pire manière. Je préfère prendre mon petit déjeuner à l'hôpital.

J'étais affaiblie par les évènements de la veille et je n'ai pas amené ma voiture à la maison la veille. Je m'en gouffre dans le premier taxi que je trouve vu mon énorme retard. Je faisais tout pour ne pas être vu par les supérieurs. Je n'avais pas demandé une permission pour mon retard et je serai sanctionnée à plus forte raison.

Les choses se déroulaient bien jusqu'à notre pause. Et comme d'habitude je déjeunait avec mon amour Barbara et d'autres collègues. Nous étions en train de discuter calmement lorsque Joyce une de nos collègues passe prêt de nous.

__Elle commence par me taper sur les systèmes cette fille. Toujours à faire son importante,confie Barbara.

__Je me demande à qui elle pense être supérieur, ajouta une autre.

__Je crois que vous exagérer les filles. Ce n'est pas parce qu'elle ne s'est pas liée d'amitié avec notre groupe qui fait d'elle forcément une mauvaise personne. Chacun à sa manière, m'enquis-je.

__Répète-moi ça. Que viens-tu de dire ?, s'énerva Barbara. D'ailleur pour qui te prends tu pour ouvrir ta sale bouche dans mes affaires.

__Barbara, n'exagère pas. Je ne faisais que donner mon point de vue à la fin. Je ne vois pas là où il y a de mal à cela pour que tu me parles de la sorte.

__Parce que j'avais demandé ton opinion ? Regardez-moi celle qui me donne un avis alors qu'elle est incapable de se garder un homme pour le laisser être chopper par sa propre sœur.

Mes yeux s'embrouillent de larme. Elle n'avait pas osé me faire une chose pareille.

__Ce n'est pas le sujet. Tu n'as pas besoin de m'humilier de la sorte, dis-je toute honteuse.

__Oh ça te fait mal ? Pourtant c'est la vérité. D'ailleur qui aurait voulu fréquenter une femme comme toi ? Surtout un homme comme Charbel ? Oh non mais tu t'es regardé dans une glace ? Même en tant qu'amie tu es une honte. Tu es sans classe. Je t'accepte autour de ma table parce que j'avais besoin de tes services et tu étais trop bête pour refuser.

__Barbara, arrête, mumurai-je sans pourvoir retenir mes larmes. Je te prenais pour une amie. Je te faisais confiance et je me confiais à toi parce que je te croyais être une personne loyale et honnête. Mais en fait tu n'es pas différente de toutes ces hypocrites qui nous entoure.

__Va manger ton amitié à la con, vociféra t'elle.

__Je ne te savais pas si méchante. J'espère que tu ne vas pas regretter ta trahison. Mon seul erreur a été de t'avoir pris comme une sœur.

__Alexia, m'interpella une autre collègue,le docteur demande à te voir.

Mon cœur se mit à battre à la chamade. Le docteur nous interpelle que rarement. J'essuie mes larmes et m'y rends rapidement.

__Vous avez demandé à me voir, docteur, lançais-je dès que je pénètre le bureau.

__J'ai reçu assez de plainte de vous, dit-il sans vaciller.

__Des plaintes ? Qu'ai-je fais ?

__Je ne peux plus vous garder dans ma clinique.

__Que voulez-vous dire par là ?

__Votre durée de travail s'arrête ici et maintenant. Vous pouvez travailler dans une autre clinique mais plus avec moi.

__Pardon ?, criais-je abasourdie.

Qu'ai-je fais pour mériter autant de méchanceté ? Qu'ai-je fais à quelqu'un de mal à quelqu'un pour mériter autant de haine ?

Téléchargez l'application maintenant pour recevoir la récompense
Scannez le code QR pour télécharger l'application Hinovel.