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Héritage of Olympe

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Résumé

Au prestigieux lycée Saint-Richard, le pouvoir n’appartient pas aux professeurs… mais à un cercle secret d’élèves richissimes qui se font appeler les Dieux. Cruels, arrogants et intouchables, ils écrasent quiconque ose se dresser contre eux. Mais l’équilibre vacille lorsqu’arrive Eliot Moreau, un boursier charismatique, intelligent et audacieux. Refusant de plier, il attire immédiatement l’attention — et la haine — des Dieux. Sa présence menace leurs règles non écrites et réveille les secrets que l’élite voulait garder enterrés. Entre manipulations, séductions interdites et guerres d’influence, Eliot se retrouve entraîné dans une bataille où chaque sourire peut cacher un piège, et chaque alliance un futur poignard. Et lorsque revient Nyx, une ancienne membre des Dieux, renvoyée pour sa cruauté sans limites, tout bascule. Aujourd’hui, elle prétend vouloir se racheter… mais peut-on vraiment faire confiance à une déesse déchue ? Dans ce monde où l’argent achète le silence, la réputation vaut plus que la vérité, et l’héritage décide du destin, Eliot va devoir choisir : céder ou détruire l’Olympe de l’intérieur.

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Chapitre 1 : Le boursier et les Dieux

Chapitre 1 : Le boursier et les Dieux

Le carillon doré du portail résonna dans l’air frais du matin. La grille du lycée Saint-Richard s’ouvrit lentement, laissant défiler une procession de voitures de luxe étincelantes : berlines noires, cabriolets rouges, SUV aux vitres teintées. Chaque élève semblait descendre d’un podium de mode, vêtu d’un uniforme impeccable mais personnalisé de touches audacieuses : montres hors de prix, sacs griffés, lunettes de soleil dernier cri.

C’était l’élite de la jeunesse dorée. Héritiers de fortunes, enfants d’ambassadeurs, d’industriels ou de stars. À Saint-Richard, l’argent ne faisait pas seulement la loi : il façonnait les destins.

Au milieu de ce spectacle fastueux, un bus municipal fatigué s’arrêta. Ses freins grincèrent avant de libérer un nuage de fumée grise. Les regards se tournèrent aussitôt, certains amusés, d’autres franchement dédaigneux.

De ce bus descendit Eliot Moreau.

Il ne portait ni montre en or, ni baskets dernier cri. Son uniforme était strictement réglementaire, sans fantaisie. Son sac à dos usé contrastait violemment avec les cuirs italiens qui brillaient autour de lui. Pourtant, malgré cette simplicité, il avançait avec une assurance insolente. Ses cheveux châtains légèrement en bataille lui donnaient un air indiscipliné, et ses yeux d’un vert perçant semblaient sonder quiconque osait le regarder trop longtemps.

Un sourire en coin étira ses lèvres. Il savait exactement l’effet qu’il produisait.

— C’est lui, chuchota une fille en uniforme bleu, l’une des nouvelles. Le fameux boursier…

Les rumeurs l’avaient précédé. Le seul élève admis grâce à une bourse d’excellence depuis cinq ans. Un intrus dans ce temple de l’argent.

Alors qu’il franchissait les grilles, une silhouette imposante apparut sur les marches principales. Les conversations s’interrompirent, comme aspirées par une présence magnétique.

Apollon.

Ce n’était pas son vrai prénom, bien sûr, mais à Saint-Richard, personne n’ignorait l’existence du cercle secret : les Dieux. Ils régnaient sur le lycée comme des divinités sur leur Olympe, imposant respect et terreur.

Apollon — grand, blond, un sourire d’ange cruel — descendit les marches avec une élégance calculée. Sa veste de costume ajustée, ses boutons de manchette argentés, tout respirait la richesse et l’assurance.

Autour de lui, quatre autres élèves se tenaient en retrait, mais chacun irradiait la même aura de puissance. Athéna, l’intellectuelle glaciale aux cheveux noirs lisses. Arès, le capitaine de l’équipe de rugby, musclé et violent. Aphrodite, la beauté scandaleuse aux lèvres rouges, dont chaque geste attirait les regards. Et Hermès, le stratège au sourire narquois, toujours une longueur d’avance sur les autres.

Les cinq Dieux de Saint-Richard.

Apollon s’arrêta à quelques pas d’Eliot, le détaillant de haut en bas comme s’il observait un insecte rare.

— Alors, murmura-t-il d’une voix claire que tous entendirent, voilà le fameux boursier.

Un rire étouffé parcourut la foule. Eliot, loin de baisser les yeux, soutint son regard.

— C’est bien moi, répondit-il calmement. Eliot Moreau.

Il aurait pu se présenter humblement, mais son ton contenait une pointe de défi. Ce détail ne passa pas inaperçu.

Apollon plissa légèrement les yeux.

— Tu sais où tu es, Moreau ? Ici, l’argent ne se compte pas en pièces de monnaie, mais en influence. On ne survit pas sans héritage.

Eliot haussa une épaule, un sourire ironique aux lèvres.

— Alors ça tombe bien. J’ai hérité d’une chose que vous ne pourrez jamais acheter : le talent.

Un silence choqué s’abattit. Personne n’osait parler ainsi aux Dieux. Aphrodite, intriguée, arqua un sourcil et esquissa un sourire amusé. Arès, lui, se redressa d’un bond, prêt à l’écraser pour insolence.

— Tu cherches déjà les ennuis, le boursier ? gronda-t-il.

Mais Apollon leva la main pour l’arrêter. Son sourire revint, plus dangereux encore.

— Laisse. Un insecte finit toujours par se brûler en voulant toucher le soleil.

Les rires fusèrent. Pourtant, Eliot ne cilla pas. Il se contenta de répondre d’un ton presque nonchalant :

— Peut-être. Mais parfois, le soleil se consume aussi à force de briller trop fort.

Un murmure parcourut l’assemblée. Insolent. Audacieux. Complètement fou. Et pourtant, cette audace avait piqué la curiosité.

Aphrodite, toujours accoudée nonchalamment à la rambarde, le fixa avec un éclat nouveau dans les yeux.

— Intéressant… murmura-t-elle, presque pour elle-même.

La cloche sonna, brisant la tension. Les élèves s’éparpillèrent vers leurs salles de cours, mais chacun continuait de jeter des regards discrets vers Eliot. L’intrus avait osé défier l’Olympe dès son premier jour.

Ce n’était que le début.

---

Dans la salle de classe, Eliot s’assit au fond, sortant un vieux carnet de notes. Les conversations fusaient autour de lui, mais il restait concentré, traçant des lignes rapides sur le papier.

— Tu es courageux ou suicidaire ? demanda soudain une voix à côté de lui.

Il tourna la tête. Une fille aux cheveux bruns attachés en queue-de-cheval l’observait. Ses lunettes rondes et son uniforme impeccable la distinguaient des autres.

— Clara, dit-elle en se présentant. Tu n’aurais pas dû leur répondre comme ça.

Eliot esquissa un sourire.

— Pourquoi ? Ils saignent comme tout le monde, non ?

Elle le fixa, incrédule.

— Tu ne comprends pas… Les Dieux détruisent ceux qui les défient. Pas seulement ici. Ils contrôlent les réseaux, les rumeurs, les professeurs même. Si tu te mets sur leur chemin, tu ne tiendras pas un mois.

Eliot referma calmement son carnet.

— Alors je tiendrai deux.

Clara soupira, secouant la tête. Pourtant, elle ne put s’empêcher de sourire.

---

À l’autre bout du couloir, les Dieux s’étaient rassemblés dans leur salle privée — un espace luxueux décoré de marbre et de velours.

— Ce gamin croit qu’il peut nous défier, lança Arès en frappant du poing sur la table. Donnez-moi une heure et il suppliera à genoux.

Athéna, calme et glaciale, croisa les bras.

— Non. L’écraser tout de suite serait trop simple. Ce genre d’élément peut être… divertissant. Observons-le d’abord.

Hermès hocha la tête, amusé.

— Il a du cran, je lui reconnais ça. Mais chaque cran a un point de rupture. Et j’ai hâte de trouver le sien.

Apollon, lui, fixait la fenêtre avec un sourire mystérieux.

— Laissez-le croire qu’il peut briller. Plus la flamme est vive, plus elle brûle vite.

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Ce soir-là, Eliot quitta le lycée tard. En traversant la cour vide, il sentit une étrange impression. Comme si des yeux invisibles l’observaient.

Il s’arrêta, scrutant les alentours.

Dans l’ombre des colonnes, une silhouette féminine se tenait, immobile.

Un sourire cruel apparut sur ses lèvres peintes.

— Alors, c’est toi, le boursier qui ose défier l’Olympe ?

Eliot fronça les sourcils.

— Et toi, tu es ?

La fille s’avança lentement. Ses cheveux noirs retombaient en cascade, et son regard sombre brillait d’un éclat dangereux.

— On m’appelait Nyx.

Son nom résonna comme une menace oubliée. Même Eliot, nouveau venu, sentit le poids qui s’y accrochait.

— Retiens bien une chose, souffla-t-elle en s’approchant encore. Si tu veux détruire les Dieux… tu auras besoin de moi.

Et dans ses yeux flamboyait une promesse aussi obscure que fascinante : la chute de l’Olympe.