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Toujours avec un sarcasme je m'avoue vaincu :

-Bien alors .

Il pris place en face de moi , je m'assois également .

-Votre soirée sera fatigante mais je vous récompense de vous ramener chez vous et de doubler votre premier salaire de ce mois . Je serais un peu partout avec les gens et vous devriez tout noter . Beaucoup de choses se jouent pour notre entreprise en ces galas là .

Je bouge la tête pour affirmer .

-A l'heure de dîner vous pourriez vous retirer mais revenir dés que vous pouvez a mes côtés . On rentrera a vingt deux heures in shaa Allah , rajoute t-il .

-Je suis partante Monsieur Ali .

-Bien , allons y donc .

Mon bloc note et mon stylo en main je me lève . Au boulot !

La moitié de la soirée venait de s'épuiser et je n'étais vraiment plus sur mes jambes . Monsieur Ali faisait beaucoup d'entretiens et j'avais tout noté a la hâte et lisiblement . Il se déplaçait sans me prévenir , il m'arrivait de courir derrière lui comme une folle pour ne rien rater .

On venait de finir avec une certaine compagnie , je pouvais aller me mettre a table et dîner .

-Ton épouse a l'air fatiguée , dit un homme qui marchait avec mon patron pour rejoindre une table .

Je l'avais entendu même si je marchais devant eux . Il pensait vraiment que j'étais l'épouse de monsieur Ali ?

Je ralentis mes pas pour écouter la réponse blessante de monsieur Ali :

-Ce n'est pas mon épouse , c'est mon assistante . Penseriez vous que j'emmènerai ici mon épouse ? Non , non , cet endroit est pour les hommes .

-Alors pourquoi emmènerez vous la femme d'un autre ici ? Demande l'autre .

-Si son mari est d'accord , je ne peux y voir d'inconvénient .

Je finis par me trouver une table vide et eux ils continuèrent sans me remarquer . Je ne représentais rien de toute façon devant ses intellectuelles , a la carrure parfaite .

Je n'avais même plus faim . Je voyais au loin monsieur Ly , Monsieur Ali et un autre qui avait des airs de la famille Ly , discuter calmement . Mais mon patron , restait muet .

-Toi , ici ! S'exclame une voix avec tant de haine derrière moi .

A la vue de la personne a qui appartenait cette voix c'est comme si je venais de tomber devant tout le monde …cette honte .

Lamine était devant moi . Un verre a la main me regardant avec tant de haine dans les yeux que cela me déchirait le cœur . Sa fait a peine une semaine qu'on avait divorcé , c'est passé si vite .

-Je rêve ou Ly ne t'a pas viré ? Reprit-il énervé .

Le lamine doux que je connaissais , n'existait plus .

-Si…. il m'a viré …je.. je travail avec son frère maintenant .

Il insulte a voix basse et me regarde toujours de la même façon :

-Y'a quelques jours j'aurais décroché la lune pour ton sourire mais même moi je suis surpris de la répugnance que j'ai pour toi . Tu ne vaut plus rien a mes yeux et te voir me fais détester la femme .

Surprise , mes yeux se mouillent de larmes .

-Lamine je ne te permet pas de m'insulter , répliquais-je en essayant d'avoir une voix dure .

Il me lance un rire moqueur :

-Donc y'a des choses que tu ne te permet pas ? Bravo , tu devrais apprendre a fermer tes….

Je le coupe avec une gifle étonnante . Je savais ce qu'il allait dire .

Je suis du genre a bien me contenir , mais quand j'explose , c'est fini . Je suis une vraie bombe .

Les gens avaient remarqué cela , ils viennent nous encercler . Lamine me fixait prêt a crier au monde entier pourquoi il m'a chassé de sa maison .

-Monsieur , Gueye , que se passe t-il ? Voyons nous ne sommes pas dans un lieu pour régler ce genre de chose , intervient monsieur Ly .

Lamine ne dit rien . Il tourne le dos et prends la sorti . La raison revenue je me mis a pleurer . Personne pouvait comprendre dans la foule mais monsieur Ly et monsieur Ali , si . Pendant que monsieur Ly réinstallait le calme , monsieur Ali s'approche de moi .

-Prenez votre sac , allons , je vous ramène chez vous , crache t-il frénétiquement .

Même si son visage envoyait toujours du feu , en ce moment il en envoyait encore plus .

J'essuie mes larmes et le persuadais d'une petite voix :

-Non monsieur , je peux continuer mon travail . C'est juste un mal entendu .

Il fronce les sourcils et me fixe droit dans les yeux :

-Vous n'avez pas l'honneur de discuter mes ordres . Je vous attends dehors .

Il me tourne le dos et disparaît .

Lui ! C'était histoire d'ordre dans tout !

Je pris mon sac et le retrouve dans le parking . Il était déjà dans la voiture .

-Vous habitez où maintenant ? M'interroge t-il en démarrant .

-L'hôtel Birhama .

-Quoi ? Vous vivez dans un hôtel ?

-Oui…je n'ai pas de famille , nulle part où aller , lançais-je sans réfléchir .

Il ne répondit rien a cela .

Le trajet fut trop silencieux , j'aurais entendu une mouche voler .

Mes larmes ne cessaient de couler involontairement . Lamine ne devait pas…. ou non , moi je ne devais pas briser mon mariage . Ma vie était foutue . J'ai transformé Lamine en un homme sans cœur . Tout le monde me déteste !

-Calmez vous s'il vous plait , dit monsieur Ali d'une voix douce sans me regarder .

Je ne m'étais pas rendue compte que je sanglotais a présent . Je pris un mouchoir pour m'essuyer le visage .

-Excusez moi…monsieur .

On arrive enfin devant mon taudis , .

-Je vous remercie énormément monsieur Ali . Vous êtes la seule personne qui m'aide encore dans ce monde …merci pour tout .

Le regard devant lui , il lâche :

-Y'a quelque chose qui m'incite a vous protéger . Ma mère m'a apprit le sens de prendre soins des femmes et vous , vous êtes si fragile . Mademoiselle Ndiaye , je ne vous ai jamais vu avec un visage rayonnant de joie …je ne veux rien savoir de vous car je n'aime pas m'initier dans la vie d'autrui , mais , nul ne m'empêche de vous aider . Sauf si…

-Non , votre aide m'est indispensable .

-HamdouliLah alors .

Je respire avec un sourire faible :

-Désolée d'avoir gâché votre soirée .

-J'étais fatigué de toute façon . Rentrer vous reposer . On se voit lundi in shaa Allah .

-Bonne nuit .

Dés que je sors il démarre .

Je plonge dans mon lit , le regard au plafond . Cet homme que j'avais jugé trop autoritaire était au fond un homme sensible . Un patron tellement gentil . Je comprends ce qu'il y'a d'étrange chez lui par rapport aux autres : Une gentillesse particulière .

C'est les sonneries abusées de mon téléphone portable qui détruisent ma grâce matinée du dimanche . Je réponds sans voir qui s'était :

-Allô …

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