6
“Je suis calée" Entre amour et trahison
EPISODE 6 :
"La magie du premier amour, c'est d’ignorer qu’il finisse un jour.”
Les urgences arrivent et nous sommes très vite transportés dans l'hôpital le plus proche. Yvan contrairement à moi est très touché et n’arrive même pas à bouger. Quant à moi je peux encore entendre des voix crier de partout et dire : « Contactez leurs familles et connaissances… »
Après tout ce tohu-bohu, on nous fait entrer en soins intensifs… On me fait rapidement un pansement humide alcoolisé pour atténuer les douleurs survenues sur mon genoux et on m’allonge sur un lit d’hospitalisation.
Pendant ce temps, on conduit Yvan au bloc opératoire. Ça bouge vraiment de partout… Le lendemain matin, je me suis levée de mon lit d’hospitalisation un peu relaxe. J’avais autour de moi ; Michou ainsi que mes frères et sœurs.
- Tu vas bien ? Me demande Michou.
- Oui ça va chérie. J'ai juste la tête qui tourne…
- Qu’est ce qui s'est passé au juste dans la voiture ?
-…Yvan conduisait à vive allure et n’a pas vu le car venir (…). Lui répondis-je.
- Hum… Tu sais qu'il est dans le coma ?
-Ah bon ?
- Et Oui ! On l’a amené au bloc hier et apparemment il a eu un problème d’ordre crânien. Bref, j'ai rencontré sa mère et sa soeur quand je venais. Sa mère murmurait sans cesse comme quoi ce serait ta faute si son prince est dans le coma. Et la connaissant, je crains qu’elle te crée plein de problèmes liés à cet accident.
- C'est son problème ! Enfin, je suis fatiguée et je ne veux même pas me mettre à penser à eux actuellement.
- C’est ça ! Repose toi ma grande.
Je me rallonge et je m'endors après avoir ingurgité la merveilleuse sauce faite à base d’aubergines que m'avait apportée Michou.
Vers cinq heures du soir, ils partent de l’hôpital me promettant de revenir le lendemain. Les médecins arrivent et me disent que je n’ai pas à craindre puisqu’il n’y a pas eu de grand choc me concernant. Qu’en fait, j'ai juste été secouée mais avec beaucoup de repos je m'en sortirais assurément. Cependant, je dois éviter de trop réfléchir, cela risquerait d’empirer mon état de santé.
Après donc quelques jours passés à l'hôpital, j'ai fini par rentrer chez moi. Mes frères se montrent très compatissants et m'aident beaucoup dans les tâches de la maison pour que je puisse me reposer assez convenablement comme le recommandaient les médecins.
Ce qui me rend toujours confuse jusque là… c'est que Yvan ne s’est toujours pas réveillé de son coma et ça me rend inquiète. Je me dis en moi-même, quelque part je suis la « véritable cause de cet accident.» ‘Si je ne lui avais pas demandé d'arrêter la voiture, on aurait certainement évité ce maudit accident.’ C’est pourquoi je prie sans cesse tous les dieux afin qu'il sorte indemne de ce coma.
*** Yvan Tristan Lebou****
Je suis dans le noir, perdu au milieu de nulle part ! Je vois un petit garçon qui court et qui a très peur. Sa maman derrière lui, le rassure de ne pas avoir peur que tout ira bien. Mais le petit garçon ayant tellement peur, se met à pleurer (...).
- Qu’est ce que c'est maman ?
- N’aie pas peur Yvan, Papa va juste t'apprendre à faire quelque chose.
- Quoi maman ? Je ne peux pas ! J'ai très peur. Dit le petit garçon.
Ensuite je remarque un homme qui ressemble bien à mon père monsieur Lebou : il est debout dans la chambre et demande au petit garçon de venir vers lui. Maman aussi est assise sur le lit. Son regard finit par intimider le petit on dirait qu'il y a le feu dans les yeux. Il a l’air d’un dragon.
Ma mère porte le petit garçon et l'emmène de force vers lui. Mon père enlève la culotte du petit garçon et le met à quatre pattes. Après quoi, il se met à le sodomiser… L'enfant criait, hurlait et criait à vive voix (…). Mais on dirait qu'il est au milieu de nulle part ! Une fois, finie sa sale besogne, ma maman rhabille le petit garçon et lui fait boire une potion.
- C'est quoi cette eau Mama? Demande le petit garçon.
- C'est pour que tu ne te souviennes pas de ce qui vient de se passer mon bébé.
- Mais pourquoi papa me fait ces trucs maman ?
- Tu sais mon fils, parfois dans la vie il arrive qu'on fasse des choix qui ne sont pas forcément les nôtres, en tout cas tu comprendras plus tard (…).
Ils quittent ce lieu bizarre et se mettent à rouler plusieurs kilomètres avant d'arriver chez mes grand-parents. Ma grand-mère n'a pas l'air d'apprécier la compagnie de mon papa ; celle-ci prend le petit garçon dans ses bras et le serre très fort comme si elle était désolée pour quelque chose, comme si elle lui faisait un méa-culpa…
Finalement, je ne comprends rien à la scène. Le petit passe le séjour chez les grand-parents et reprend la route avec ces derniers. De retour en ville, papa offre au petit tout genre de cadeau ; il est cagolé et chouchouté de partout comme un petit prince sauf que ce cocon ne va pas durer longtemps… La scène en fait, se répète tous les trois mois. Mais je n’arrive pas à voir le visage du petit garçon. Ils sont dans le noir chaque fois que cette scène se produit. Je me demande maintes fois pourquoi je vois ce genre de choses maintenant? Sans réponses ! Surtout quand ma mère ne trouve aucun inconvénient à ce que mon père fasse de la peine à ce garçon qui a bien mal après ces horribles scènes de sales besognes. Les jours et les semaines passent (…). Ensuite un soir, mon père revient du travail et ils se mettent à suivre la radio et boum : c'est la grande fête, je dirais « la fête » de la nomination de papa. Je me souviens de ce jour comme jamais, j'avais je crois bien huit ou dix ans...
Après cette grande ‘’fête de nomination’’ de papa, on a tout de suite déménagé pour une autre maison plus grande. Peu à peu, j'essaye de forcer le petit garçon à me montrer son visage mais en vain ! Ma mère le cachait chaque fois.
Je reviens à la vie normale petit à petit et quand j'ouvre les yeux, j'aperçois ma mère et ma soeur assises à mes côtés…
- Maman regarde : Yvan a ouvert les yeux. Dit ma petite soeur.
- Appelle les médecins au plus vite ! Réplique ma mère.
Je n’arrive pas à parler. Je ne veux pas la voir, j'ai encore les images d’elle qui laissait mon papa faire « ça » à ce petit garçon et lorsque j'ai voulu voir le visage du petit, elle l’a toujours camouflé. C'était quoi ce rêve bizarre ?
Elle me regarde tout en me caressant le visage et soudain, elle se met à pleurer (…). C’est à peine que j'entends ce qu’elle dit... Quelques minutes après, le médecin entre dans la salle. Il touche quelques appareils disposés au chevet de mon lit d’hospitalisation puis dit à ma mère que je me suis réveillé mais faille qu'elle libère ma chambre comme quoi je n'ai pas besoin d’encombrement au risque de replonger dans le coma.
- Mais c’est mon fils je dois rester avec lui ! rétorque ma mère au médecin.
- Je comprends madame mais ça sera pour une autre fois.
- Non et non ! Je ne bougerai pas d’ici !
Elle se met alors du coup à crier dans la salle ; qu’elle va faire fourtre Nana en prison, qu’en fait elle est une sorcière qui a failli tuer son fils…ainsi de suite et bien d’autres incongruités, bla bla bla… Etc.
Tous ces bruits me mettent mal à l'aise. Je replonge dès lors dans mon rêve et cette fois, c’est ma petite soeur que je vois crier et pleurer au bon milieu de la nuit. Pourquoi vois-je tous ces trucs ? Pourquoi maintenant ? Resté crisper à me poser toutes ces questions, j'entend une voix qui m'appelle et me dit qu'elle m'aime et peut me sortir de là si je veux. Je me tourne et qui je vois ? C’est Nana ! Ma copine Nana, Enfin, celle qui a toujours tout fait pour moi et que j’ai toujours marginalisée... Elle vient et me serre contre elle en me disant que tout va bien se passer, qu’elle est là pour me sortir de l'emprise de mes parents. Je ne comprends absolument rien à tout ça ! Je me suis donc mis à lui expliquer l'histoire du petit garçon sans toutefois oublier de lui faire savoir que je n’arrive jamais à voir son visage.
A l’instant même où telle tendait à me répondre (…) je rouvre les yeux encore une fois et reviens à la vie normale… Je vois au chevet de mon lit, ma mère qui discute avec mon papa qui lui aussi est arrivé, ma grand-mère ainsi qu’Eva ma fiancée. Les voir là, me fait monter davantage sur les nerfs. Maman appelle encore une fois le médecin, qui essaye de me réanimer en me tapant les joux… Mais c’est peine perdue ! Je retombe aussitôt dans les Vaps…
**** Nana****
Trois jours se sont écoulés depuis que je suis revenue à la maison. Je me sens mieux de jours en jours. Je dois maintenant reprendre mes activités et réfléchir à ce que je veux vraiment faire de ma vie. J'ai pris la décision de quitter le domicile des Lebou. Je compte aussi retourner à l'école et m’ouvrir une boutique pour avoir des revenus continuellent…
On sonne à la porte. Je vais ouvrir ; c'est Jonathan.
Il s'est montré très attentionné depuis mon accident. Il est passé me voir plus d’une fois. Chaque soir, après son boulot, il m'apporte de quoi à manger et il ravitaille la maison en tout. Il donne même de l'argent de poche à mes frères et soeurs. Il est vraiment bien comme garçon.
- Coucou ! Lui dis-je.
- Coucou ! Comment tu vas ce matin ?
- Je vais super bien. Merci et toi?
- Ça va. Je t’apporte une quiche au potiron.
- Wow ! Jonathan, toi et tes trucs des blancs là… moi j’aime la nourriture de chez moi hein…
- Je sais mais ça ne fait de mal à personne de goutter un peu ce qui est bon.
Il me sert et pendant que je mange avec appétit. On sonne encore à la porte. Jonathan part ouvrir… Mais j'entends bizarrement des qui le menacent :
- Où est Nana ?!? Demandent les sieurs...
Ayant entendu mon nom, je sors rapidement pour voir qui me demandait tant avec insistance... A peine à leur vue, je me rends compte que ce sont des policiers (…).
- C’est vous la fameuse Nana ??! Vous êtes en état d'arrestation…et tout ce que vous diriez pourrait être retenu contre vous…!
- Moi? Qu’ai-je fait? Pourquoi vous m'arrêtez ?
- Vous avez été la cause d’un accident grave. Il nous a donc été demandé de vous saisir.
- Et c'est comme ça qu'on arrête les gens, hein ? sans préavis ?
Pendant que j’essaye par tous les moyens de discuter, eux m'ont déjà mis les menottes de force. Jonathan voulait me défendre mais ils l’ont menacé de l’emmener aussi s’il persistait dans son entêtement.
- Vous n'avez pas honte? Parceque je n'ai pas les moyens, vous m’arrêtez injustement ? Leur lancais-je.
- Taisez vous madame ! C’est ça le pays de Paà Paul, les petits n'ont pas la bouche… Les ordres viennent d'en haut. Me répliquent-ils.
Ils me conduisent à la cellule centrale et me prennent tout ce que j'avais sur moi ; mon téléphone et les dix milles francs que Michou m'avait donnés la veille.
Qu’est-ce que je suis censée faire maintenant ? Je n'ai même pas appelé ma famille pour qu'ils sachent que je suis ici…
Pleurer, certainement ! Pendant que j’y pensais, l'un des policiers me pousse violemment me faisant tomber brutalement sur les fesses. Puis, il se saisit de moi à nouveau et me conduit directement dans un cachot où il n’y a même pas de fenêtre… Je me sens du coup très fatiguée. Je les entends parler, disant que Madame Lebou arrive pour leur instiguer l’ordre de ce qu'ils feraient de moi…
Totalement épuisée, avec les effets de l’accident, je me couche à même le sol. je n'ai plus assez de force, vu l’intensité du choc que je n’ai pas encore digéré jusque là. J’ai envie de prier (…). Au même moment, je me dis aussi que Dieu lui même voit mes souffrances, qu’Il pourra me venger quand lui même verra la détresse de sa fille qui a si besoin de Lui.
Me voici là, couchée à même le sol, je n'ai rien, même pas un tissu de pagne pour me couvrir. Vers une heure du matin, un policier fait irruption dans ma cellule :…
- Lève-toi madame !
Je me lève de là où j'étais couchée. Puis s'approchant de moi, il ouvre sa braguette et sort son p*nis :
- Suce moi maintenant et vite. Me lance-t-il !
- Vous êtes malade !! Non beh ça va pas chez vous ou quoi !!? Je ne suis pas dans ça, Okay!?!
- Dépêchez-vous madame ! Vous pensez que je n'ai que ça à faire ? Tu n’as pas peur de la mort ?
- Je ne suce pas j'ai dit ! C'est quelle malédiction ça?!! Wanda shall never end!
Par la suite, il fait appel à son collègue et lui demande d’apporter la matraque (…) :
- Tu vois ça? Je vais te fouetter avec sans pitié, si tu ne me suces pas la b*te dans les secondes qui suivent !
- Je ne ferai jamais ça, Okay ?! Tuez moi si vous voulez.
A peine j’eus fini de parler, Il commence à me ruer de coups de partout sans même épargner mes yeux. Mais je préfère mourir que de poser cet acte abominable surtout au vu de son sale pénis qui témoigne qu'il ne s'est pas lavé depuis des jours.
Vers 7h du matin, après qu'ils m'aient bien tabassée, ils me sortent de la cellule et aux environs de dix heures, Michou et Jonathan parviennent à me voir. Et ce, après avoir payé Trente milles francs.
- Mon Dieu ! C'est quoi ça ma chérie ? Tu ne peux plus dormir ici. Crie Michou en voyant l'état de mon visage.
- Seigneur ! s'écrie Jonathan.
Nous nous sommes mis d’ailleurs à échanger et je leur raconte tout ce que j’endure. Jonathan promet de toucher quelques relations en vue de me sortir de cet enfer.
- C'est cette Madame Lebou qui veut te faire la peau. Vraiment cette famille… ! Hummmm pff. Vaut mieux que je ne dise rien Nana. Dès que tu sors d'ici, évite ces gens au maximum. T’es prévenue !
- Je sais Michou.
Il est déjà 14h, Michou et Jonathan retournent en ville, me laissant toute seule dans ce calvaire…
- On va te transférer dans la cellule centrale avec les autres détenus. Comme tu refuses de coopérer, tu vas voir ce qu'on va te faire là bas ! Me lance ce pervers de policier.
Ensuite, il reçoit un coup de fil de la mère de Yvan qui lui donne je ne sais quelle consigne encore… Enfin, je sais juste qu’il m’a botté les fesses juste pour me dire d’avancer…
- Je peux avoir mon téléphone? Je dois informer mes amis de tout à l'heure que vous me transférez ailleurs.
- Tu es bête heinn toi !! Tu n’auras pas ton téléphone, Imbécile ! Avance là bas pauvre fille…!
**** Yvan Tristan Lebou****
Après quelques jours entre la vie et la mort, je reviens peu à peu à la vie normale mais cette fois-ci, je peux déjà articuler quelques phrases. Je n'ai toujours pas réussi à voir le visage du petit garçon qui se fesait sodomiser par mon père dans mon rêve de « l'au-delà. » Je ne sais pas ce que voudrait signifier et m’enseigner un tel rêve surtout qu’il est intermittent… Et pourquoi Nana est-elle dans ce rêve ? Pourquoi me dit-elle qu'elle doit me sauver ?
-Tu vas bien Yvan ? Demandent mes parents devant le médecin qui leur a donné les derniers updates (…).
Je demande au médecin de s'approcher et lui dis tout bas que je ne veux voir personne dans ma chambre ! Je veux juste parler à Nana et à personne d'autre ! Je lui recommande ainsi de faire sortir tout le monde et qu'on me ramène Nana le plus vite possible.
- Monsieur et Madame Lebou, je suis navré de vous l'annoncer mais votre fils demande qu'on vous mette tous dehors et il ne veut parler à personne, si ce n’est qu'à une certaine Nana…
- Que quoi ??! Gronda Maman. Mais ça ne peut être possible ! Nana est celle là qui a causé ton accident. Regarde… Même ta future fiancée est ici avec nous… Et c'est à ce vieux machin qui date de l’antiquité que tu veux parler ???!!
Je ne répondais pas jusque là à ses prises de bec. Je repartais plutôt dans mes vaps. S’étant donc aperçue qu’à force de gronder, je retombais toujours dans les Vaps, elle a fini par comprendre que c'était Nana ou rien sinon je rentre dans le Coma… :
- Cette fille là veut venir me voler mon fils ? Ça ne va pas se passer comme ça ! Rajoute-t-elle.
- Tu peux te calmer un peu ? Va d’abord chercher Nana et le reste on va gérer après… Lui lançait mon père qui tenait ma petite soeur par les hanches.
Ça m’a paru bizarre qu'il tienne ma soeur de la sorte comme si c'était sa petite amie ou sa femme… J’aimerais bien comprendre maintenant dans quelle famille ai-je grandi au juste. Et qui était ce petit garçon ? Pourquoi ma mère m’empêche-t-elle de voir son visage ? Nana pourrait elle mieux me l'expliquer ????????? Je suis à la fois débouté, désaxé, angoissé et perplexe ! Envie de découvrir tout ce mystère qui règne autour de moi, dans ma propre famille et que j’ignore totalement.
