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Chapitre 2
….Séréna Johnson….
(10 heures plus tard)
J’ai eu l’impression que le temps passait au ralenti. S’il n’y avait pas eu plusieurs cas à surveiller au soins intensifs, j’aurai pu m’éclipser tellement j’avais envie d’être chez moi et de le cogner.
J’ai tout de même tenu bon, en faisant mon travail de manière impécable comme toujours.
À 6h moins 5, j’étais deja en train de me changer dans les vestiaires. La route m’a paru longue,j’avais l’impression que le métro roulait lui aussi au ralenti.
Je l’ai trouvé confortablement couché dans le lit, en train de ronfler .
Cette fois ci, dès que j’ai fini de me brosser les dents , j’ai pris mon oreiller et lui ai lancer sur la tête. Il n’a pas fait pas cas continuant donc à ronfler de plus bel. Alors,je lui ai donné une grosse gifle sur la partie de son dos nu.
Il s’est levé en sursautant du lit, se touchant à l’endroit de mon fortait.
Devos (en anglais): mais putain !
Moi (tres nerveuse): deux semaines sans nouvelles Devos! Deux semaines mais tu te prends pour qui ? A cause d’un putain de commentaire sur facebook,tu ne me fais pas signe de vie pendant deux semaines et tu rentres sans me prevenir ! Tu te prends pour qui pour me traiter de la sorte? Tu te prends pour qui putain?
Devos (me fixant): Serena tu parles d’un simple putain de commentaire ou d’une sortie en boite avec ton ex?
Moi (soutenant son regard): Rosalie etait là bon sang ! Ce n’est pas comme si j’avais couché avec ! Hors toi tu as couché en moyenne cinq filles differentes en deux mois dans ton pays ! J’ai calculé cette probabilité et nous savons tous les deux que je ne me trompe jamais ! (Le pointant du doigt) tu ne peux pas te comporter comme ça et debarquer comme si de rien n'était . C’est un grave manque de respect et je ne le supporte pas. Deux semaines sans nouvelle ! Tu t’es un peu demandé ce que je ressentais ? Comment je m’inquietais pour ta foutue vie ? Mais non! Il n’y a que toi qui compte ! Comment tu te sens ! Comment je te fais souffrir! Comment ceci, comment cela! Tu es tellement hypocrite !
Devos(se remettant au lit) :c’est bon? Tu as parlé? tu n’es pas fatigué ? Tu ne veux pas dormir et me foutre la paix ?
Moi (hysterique): je veux des explications sur ton sale comportement et tout de suite ! (Le bousculant) ne joue pas avec moi Devos ! Ne joue pas avec moi !
Il me repousse et veut aller dans les toilettes, je me mets devant en le criant dessus. A le pousser en tapant sur son torse avec mes mains. L’insulter de tous les noms d’oiseaux avant de me mettre à pleurer à cause de la colère emmagasinée.
Moi : putain si tu ne veux plus de cette relation tu me dis et on casse! Ce n’est pas dans la rue que je vivais alors tu peux aller te faire foutre avec jalousie à deux balles. Deux semaines et ça ose me sortir que c’est à cause de mon putain d’ex ! Tu crois vraiment qu’il représente quelque chose pour moi après aussi longtemps? Tu crois que je suis une infidèle notoire comme toi ? Que je ne sais pas garder mes jambes fermées comme toi avec ton penis qui saute sur tout ce qui bouge ? Bordel que tu es , tu crois que je suis comme toi ? Moi , on m’a appris le respect monsieur ! Alors va te faire foutre tu m’entends? (Le poussant de plus bel) va te faire foutre ! Toi et tes petasses ! Allez vous faire foutre ! (Hoquetant) gros tas de merde ! Je me fais chier ici,je travaille comme une dingue et juste une seule fois où je me distrais avec ma copine,tu me fais ça (essuyant rageusement une larme) c’est cruel Devos!
L’apaisement après avoir ainsi évacué ma colère,me fait pleurer de plus bel. Pffff.
Je me retourne pour aller m’enfermer dans la salle de bain mais il m’arrête et me tire contre lui. Je me laisse faire parce que mine de rien,il m’a tout de même manqué. Deux mois pendant lesquels deux semaines de silence radio,ça se fait sentir.
Devos (me prenant dans ses bras): je suis desolé bébé ! J’etais en colère et je voulais te le faire payer (prenant mon visage entre ses mains) je suis desolé okay? Je saurai me faire pardonner!
Moi(rajoutant une couche): je me suis inquietée, j’ai cru qu’il t’etait arrivé quelque chose…. Je suis en année d’interne,tu ne peux pas comprendre la pression que j’ai….quand Rosalie a proposé cette sortie , j’ai cru à une aubeine pour me distraire un peu…tu sais comment je travaille trop….je ne savais pas que James serait là et toi tu…..
Devos: shut shut ! Je suis desolé !....(en français) putain qu’est ce que tu peux être chiante, tu m’as fait mal au dos!
Moi(le tapant): parce que tu es méchant!
Mon accent en Français , déplorable ! Mais je m’exprime, tres bien même étant donné que je ne me suis interressée à cette langue qu’il y’a trois ans. Et c’est en prenant des cours sur youtube que j’ai atteint ce niveau. Un vrai génie , il n’y a pas de doute sur cela.
Je suis née à Soweto, d’un père d’origine Indo-sud africaine et d’une mère mulatre, tous deux ayant grandis dans un orphelinat tenu par des soeurs catholiques. Je ne suis pas en mesure de dire si c’est le père ou la mère de cette dernière qui était blanc . Ce qui est sûre,c’est qu’ils n’ont pas vouku d’elle.
Dès le debut,je crois que mes parents savaient que leur vie ne depasserai jamais Soweto ! Ils y sont nés, y vivent et y mourront probablement du moins, si je n’arrive pas à les en sortir .
Mon père travaille comme commerçant et ma mère est femme au foyer mais il lui arrive d’être la nounou des enfants de riche pour joindre les deux bouts.
A un moment donné de ma vie,j’ai eu honte d’eux,je ne sais pas si ce sentiment a disparu aujourd’hui,mais une chose est sûre,cette vie n’a jamais été pour moi.
J’ai trois frères , une grande soeur et deux petites soeurs,comme on dit , le lit du pauvre est fecond. Surtout quand on prend le fait que ma mère a eu à avoir plus de deux fausses couches.
Notre ainée est mort à l’âge de 15 ans dans une bataille de gangs, on lui a tiré dessus ! Il voulait devenir un caïd et il en a payé de sa vie. Le second bosse dans les fermes de blancs et cohabitent avec une femme, ils ont deux enfants. Celui avant moi, est parti se cherché en Afrique du nord la veille de ces 18 ans, on ne l’a plus jamais revu.
Ma soeur quant à elle, est mariée à un infirmier Botwanais venu se chercher en Afrique du sud.
Ma petite soeur Kajhi a arrêté le lycée l’an dernier,maman la soupçonne de se vendre à des hommes. Si cela est vrai, je la comprends surtout avec son QI de moineau,elle n’a pas vraiment d’autres choix.
Quand à la dernière, Sali,elle est en seconde! Avec moi nous formons , la fierté de notre père. Il espère qu’elle soit aussi téméraire que moi. Esperons qu’elle ne se découvre pas une autre voie d’ici deux ans.
Très tot, j’ai compris que les études étaient mon tiquet de sortir de ce quartier et bien plus tard, j’ai su que la chose entre mes jambes une carte passe partout pour les moments où mon intelligence n’interresse pas le mâle en face de moi.
Certains diront que je suis sans scrupule (rire) , allez vivre dans un bidonville,entre la faim, le sida et les guerres de gangs puis revenez m’en donner du scrupule ! Non seulement ça ne remplit pas l’assiete mais aussi ça ne fait pas avancer dans la vie.
Grace à mes fortes moyennes au primaire et au lycée, j’ai ainsi pu avec une bourse d’étude sortir de mon quartier pour le campus universitaire et ma beauté m’a permis de rencontrer tout d’abord James, mon premier vrai petit ami. Les autres c’etait soit pour obtenir quelque chose, soit pour obtenir quelque chose !
Blanc de la tête au pied,fils d’un riche commerçant, il a vite compris que l’argent faisait de lui un bon partie pour moi. On est resté ensemble pendant 2 ans! Il s’occupait de tout et j’adorais ça. Mais au bout d’un temps,la relation est devenue maussade mais, le clou a ete enfoncé plus loin quand son père a fait faillite. J’ai vite fait de le quitter. Galérer seule c’est mieux que de galérer en groupe,ça a apporte plus de pouasse qu’autre chose. Même s’il avait entre temps sa mère pour le soutenir, il n’y aurai plus eu autant de liquide qu’avant. C’etait la chose à faire.
Je suis restée seule pendant toute une année, à faire des petits boulots pour joindre les deux bouts,soutenir les parents ect….J’aurai pu vendre mon corps mais trop de risque d’attraper une cauchonnerie…..la maladie non merci.
Un soir, Rosalie m’a forcé à l’accompagner à une fete, elle voulait me présenter à son frère. Je n’ étais pas contre , si je pouvais arrêter de bosser dans ce fastfood , j’étais prête à me coltiner ce blondinet à la gueule de victime pendant quelques mois.
Mais arrivée dans cet appartement, dans l’un des quartiers les plus cotés de Jobourg, Rosalie m’a presenté les yeux brillants , le proprio qui était le pote à son frère. Elle en etait raide dingue et lui n’a eu à l’instant d’yeux que pour moi. Je lui avais litteralement tapé dans l’oeil.
- Tu es de quel origine m’avait demandé Devos.
- Indienne et sud africaine du coté de mon père et sans doute Anglaise ou Allemande et noir du coté de ma mère. C’est un peu flou de son coté avais je repondu sans le regarder.
C’est vrai qu’il etait beau mais on ne mange pas la beauté. Et j’etais là pour le frère de ma copine pas pour lui, même si il montrait visiblement que je l’interressais.
- Moi je suis Congolais avait il finit par dire.
- Afrique centrale super avais-je repondu de façon désinvolte pour qu’il me foute la paix.
Puis, mon regard etait tombé sur sa montre , une calvin klein ! J’adorais cette marque à l’époque, alors cela a attiré mon attention. Je lui ai alors sourit et ses yeux se sont mis à briller. De manière subtile, je me suis mise à lui demander comment vit-il chez lui afin de le classer socialement. Et ces reponses m’ont plu ! Je tenais mon nouveau pigeon! Deux heures plus tard,on s’envoyait en l’aire dans sa chambre.
Rosalie a eu du mal a arrêter de rougir en nous voyant ensemble. Elle a même arrêté de me parler au tout debut de notre relation. Mais a fini par s’y faire.
Très vite, Devos est devenu mon porte monnaie enfin quand il le veut bien mais assez souvent tout de même étant de nature généreuse. Je l’ai rejoins dans l’appartement apres un an et demi,je l’ai laissé me supplier avant de le faire. Et ça fait en tout 3 ans et poussières que nous sommes ensemble.
Devos (caressant mes cheveux): j’ai envie de toi !
Moi(le regardant): tu sais ce qu’il faut faire pour l’avoir!
Devos (humant mon odeur): j’ai deja dit que j’etais desolé, que j’allais me faire pardonner !
Moi(tendant la main):……
Il m’a laché,prendre sa carte bleue dans son porte monnaie et me le poser sur la pomme de la main.
Devos (empoignant mes fesses): j’ai deja fait les courses et pour tes parents aussi. 500 dollars !
Moi : 700!
Devos : 600 !
Moi: 680 !
Devos : 650 sinon tu peux rester facher !
Moi(rire): je prends!
Ensuite je lui ai roulé une pelle et fêté sous la couette son retour avant de m’endormir épuisée.
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