CHAPITRE 4
La vie ne tient qu'à un fils, nous ne savons pas quand est notre dernière heure, si Jeffrey l’avait su, il aurait tout fait pour que cela ce passe autrement. Il avait encore tant de projet avec Paola, toute une vie devant eux… Et leur fille que deviendrait-elle ? Tant de questions sans réponse. Effondré, il tomba à genoux et éclata en sanglots.
La mère de Paola quat a hurlait sa douleur, répètent inlassablement
_ Je te l'avais bien dit! mais tu ne m'a pas écouté! Je savais que cet homme détruirait ta vie. Et maintenant te voilà qui est parti avant moi… Est-ce qu'une mère doit enterrer son enfant ? Ma dernière fille c'est toi qui me fait ça ?
Elle maudissait Jeffrey le traitant de tout les noms, refusant même de le laisser remplir les papiers pour la morgues. Si cela ne tenait qu’à elle, il aurait été chassé de l’hôpital sur le champ
Pendant ce temps Hortense, Julie et Yannick étaient avec le médecin, ils venaient d'apprendre que la jeune fille que leur fille avait percuté était morte. L’annonce les frappa de plein fouet
_ Docteur s'il vous plaît dite moi que ma fille va s'en sortir. Sanglota Hortense désespéré
Le Médecin soupira avant de répondre
_ Son état est critique. Il va falloir une greffe de cœur… Elle avait un problème cardiaque latent
_ Oui docteur. S’empressa de répondre Julie
_ D'accord docteur faites tout ce que vous pouvez pour sauver la vie de ma fille, on pourrait la transférer dans un autre hôpital. Proposa Hortense
_ Je crains qu'elle ne supporte le déplacement, il est plus préférable que le médecin se déplace car nous n'avons pas de médecin spécialiste pour cette intervention. Déclara le médecin
Aussitôt dit aussitôt fait, Hortense contacta un médecin spécialiste. Le problème, il fallait trouver un donneur en toute urgence
A cet instant une infirmière entra dans la pièce et remit des documents au médecin. Après les avoir parcouru son regard s’assombrit
_ Paola… murmura t’il. Elle est compatible, la jeune femme que votre fille à percuté
Le silence tomba lourdement, Hortense et Julie changea un regard bouleversé. La seule personne qui pouvait sauver Marcel était celle que leur fille avait tuer
_ Ils n'accepteront jamais. Souffla Yannick. C’est perdu d’avance
Les sentiments de Yannick étaient partagés, si elle mourait, il perdait des d'années de sacrifice. Hortense ne pourrait pas lui accorder la gestion de l'entreprise si facilement. Et si elle vivait, elle pourrait se souvenir de tout il risquait gros. Il ne savait pas comment gérer la situation, alors, il sorti discrètement pour passer un coup de fils
De son côté, Hortense accompagné du médecin et de Julie alla voir la mère de Paola. Celle-ci encore sous le choc attendait la dépouille de sa fille
_ Madame… Commença Hortense d’une voix tremblante
_ Quoi? Que voulez-vous encore ? Votre fille a tué la mienne et vous osez venir me parler ?
La colère dans sa voix attira l’attention de Jeffrey, qui s’approcha sans dire un mot préférant écouter
_ Je le sais… et j'en suis vraiment désolée, madame nous vous indemniserons si vous le souhaitez…
_ Bien-sûr qu'il le faut, et sachez que je vous porterai plainte, cette histoire ne se terminera pas ainsi, vous croyez vraiment que je pourrais sauver la vie de votre fille sachant que la mienne est morte? On sortira tous perdants dans cette histoire. Docteur s'il vous plaît donnez moi le corps de ma fille que je m'en aille d'ici
_ Madame ce n'est pas comme ça que les choses doivent se passer, cet accident n'était pas prémédité j'en suis sûre, les deux ont été dans des conditions critiques. Dit le médecin
_ Et ma fille est morte, si sa fille avait été plus vigilante, ma fille serait encore en vie, elle avait une fille vous savez cela? Elle avait un enfant, qu’adviendra-t-il d’elle ? Vous avez le culot de me demander son cœur pour sauver votre propre fille ? Jamais!
Jeffrey commença à comprendre ce qui se passait et approuva silencieusement. Il refusait qu’on prive sa bien aimée de son cœur, de ce même cœur qui lui avait permis d’aimer
_ Deux millions… je vous offre deux millions si vous acceptez cette transplantation. Insista Hortense
_ Hors de question. S’écria Jeffrey hors de lui. nous n'avons pas besoin de votre argent, ma femme ne subira aucune opération de ce genre
Hortense et le docteur furent surpris par son intervention, ils ne l’avaient même pas remarqué. Mais la mère de Paola, elle, ne tarda pas à le mettre à sa place comme d'habitude
_ Qui t'a demandé ton avis monsieur ? Qui? Que ma femme. Tu sais comment ont fait pour avoir une femme ? Tu as profité de ma fille toute sa vie et votre fille est venu finis le travail
_ Trois Millions. Repris Hortense. Avec cet argent, vous pourriez une belle vie à votre petite fille…
La mère de Paola hésita. Elle était révoltée mais l’offre était tentante. Pourtant, elle espérait avoir plus
_ Docteur s'il vous plaît donnez moi mes documents je ne veux plus me répété. Dit elle espérant les faire augmenter la somme
_ Réfléchissez bien madame, vous êtes certaines de vouloir laisser mourir cette jeune femme sachant que vous avez l'opportunité de lui sauvé la vie? Votre fille serait-elle du même avis ? Et sachez que dans un procès vous ne gagnerez pas autant d'argent je vous le rassure. Intervient le médecin
_ Je vous en pris madame, je vous serais reconnaissante toute ma vie, quatre millions c'est tout ce que je peux faire. Implora Hortense
_ Cinq millions. Trancha-t-elle. Si non c’est non
Julie, qui jusque-là était restée silencieuse, observait la scène avec une douleur grandissante. Elle regarda Jeffrey anéanti. En une fraction de seconde, elle comprit que cette femme lui avait mener la vie dure. Voir sa peine l’ému profondément
_ D'accord, conclut Hortense. Cinq millions
La mère de Paola esquissa un sourire satisfait. Julie détourna les yeux écœurée se demandant si cette femme aimait réellement sa fille. Elle regarda Jeffrey par la suite et vit son visage se dégrader. Il ne s’était jamais senti aussi impuissant de toute sa vie. Le voyant ainsi, elle coula une larme suivant sa mère et le médecin
Yannick arriva avec le médecin qui était sollicité pour l’intervention
_ Alors? Que s’est-il passé ? S’inquiet-il
_ Nous avons réussi à la convaincre. Rassura Hortense
_ C'est super alors. Fit-il le cœur lourd
_ Mettons nous au travail dans ce cas, il n'y a plus de temps à perdre. Dit le médecin
Tout d'abord, il fallait opéré Paola pour avoir son cœur ce qui à été fait sans problème, pendant qu'on transportait le cœur dans la chambre à côté pour le donner à Marcel, une autre équipe était chargé de fermer Paola et quand cela à été fait le corps fut remis à la famille
_ Madame vous pouvez transporter le corps, sortez et allez à la porte à gauche pour confirmer. Dit une infirmière
Jeffrey s’approcha timidement de la mère de Paola
_ Maman laissez moi lui dire adieu s’il vous plaît… murmura t-il
Elle le toisa, impassible, puis tourna les talons sans répondre. Julie ayant vu toute la scène et toucher par sa détresse intervint
_ Venez…
Lui prenant la main, il l’a suivi sans hésiter. Elle parla à l'infirmière qui accepta de lui accorder quelque minutes
_ Dépêchez vous s’il vous plaît, nous ne pouvons pas la retenir longtemps. Dit l’infirmière en ouvrant la porte
Jeffrey ne répondit pas et entra dans la salle mortuaire le cœur serré. c’était peut être absurde mais au fond de lui, il espérait que ça ne soit pas elle, il espérait qu'ils étaient tous trompé et que sa Paola était belle et bien en vie, qu'elle était avec ses collègues et n'avais pas vu le temps passer
Plus il s'approchait plus il se rendait compte que c'était réel, c'était elle, c'était la femme qu'il aimait de tout son cœur, ses larmes ne cessait de couler, il toucha ses mains et ressenti comment elles étaient froide et immobile c'était difficile de l'accepter. Sa douleur était tellement grande. Derrière la porte, Julie pleurait elle aussi. Lorsque l'infirmière est entré lui annoncer qu'il fallait qu’elle remette le corps, il embrassa une dernière fois Paola et sorti
Il s’effondra contre le mur du couloir anéanti. Julie s’agenouilla à côté de lui n’arrivant pas à le laisser dans cet état
_ Moi aussi j'ai déjà perdu un être chère, je sais ce que vous ressentez, Pleurez…pleurez autant que vous pouvez cela vous fera un bien fou. Ensuite elevez vous car qu'on le veuille ou non la vie continue, vous avez une fille dont vous devez prendre soins, à partir de maintenant vous êtes désormais son père et sa mère
Jeffrey resta silencieux alors elle continua
_ Sans le cœur de votre femme m'a sœur serait probablement morte qui sais ? Je sais que vous êtes en colère et je te comprends. Je sais que vous n’avez pas eu votre mot à dire mais je tenais quand même à vous remercier, car vous êtes quelqu'un de vrai pas comme cette femme. vous n'en aurez peut être pas besoin mais ceci est ma carte de visite, peut importe l'heure si vous avez besoin d'aide n'hésite pas à m'appeler
Elle sorti une carte de visite et la glissa dans sa poche, puis elle se leva et s’éloigna, le laissant seule avec sa douleur
